Joyeux Remue-Méninges au GEM

L’intitulé du jeu proposé par l’association du GEM Parenthèses m’intrigue. Ma première participation va dévoiler le mystère : va-t-on se torturer l’esprit ?

Nous sommes assis en petit comité et masqué, Covid19 oblige autour d’une table. Une petite corbeille située en plein milieu est face à moi. On m’explique le principe : piocher un mot dans cette corbeille. Et nous avons la possibilité d’en parler soit pendant 30 secondes ou 1 minute. 

Voilà, je me lance, 30 secondes : premier mot pioché, CONNAISSANCE. Je cherche d’abord mes mots, ensuite je regarde le chrono qui défile et j’arrive à peine à prononcer quelques phrases : Grâce au GEM, j’ai pu faire de nouvelles connaissances / On peut aussi parler des connaissance acquises lors de son parcours scolaire ou professionnel / Et il y a aussi la connaissance de soi.

Top, c’est fini. C’est aussi un exercice de rapidité. Au tour, d’un.e autre participant.e.

Ce jeu me permet aussi d’en apprendre un peu plus sur les adhérents du GEM. On se livre un peu en parlant de ses expériences de vie, si on le souhaite pour illustrer le mot choisi. Au final, une ouverture de l’esprit dans une ambiance conviviale.

Cela peut-être utilisé pour l’atelier d’écriture auquel je participe par exemple. 
On peut ainsi développer son vocabulaire, son imagination

Et maintenant, à vous, le mot JEU. 
30 secondes ou 1 minute…

Rédigé par Sabah

Parlons d’amour dans tous ses états!

Appel à témoignages lancé par RADIO Là, atelier d’expressions radiophonique

Une petite ou une grande histoire, un espoir, un témoignage, une revendication, une anecdote, quelle que soit la forme, envoyer nous un petit bout de votre vie affective, sexuelle ou parentale ou de son absence… Comment vivez-vous votre relation amoureuse avec vos troubles psy ? quelles sont vos censures ? comment ça va sexuellement avec les médicaments ? l’amour en institution ça marche comment ? être parent, c’est possible ? ou toute autre envie de témoignage !

Vous pouvez témoigner par mail, et l’envoyer à nelly@radiogrenouille.com

Vous pouvez témoigner par courrier, et l’envoyer à Radio-là chez Radio Grenouille, 41 rue Jobin, 13003 Marseille

Vous pouvez témoigner par note vocale WhatsApp au 06 24 24 59 40

«L’amour dans tous ses états» est une action portée par le GEM-Club Parenthèse et c’est l’atelier radio qui collecte ces témoignages. Ils sont anonymes (ou pas, c’est vous qui décidez) et serviront de matière à réflexion et à émission(s).

Participez, témoignez, ça peut faire du bien, à soi, aux autres.

 

L’AMOUR ENTRE DEUX ADULTES ET LA MALADIE MENTALE

L’ Amour , Aimer.

En Français, il y a un seul nom et un seul  verbe qui traduisent des notions  et des états bien différents.

  • L’amitié
  • L’amour parental
  • L’amour filial
  • L’amour de son métier
  • L’amour d’une activité
  • L’amour entre deux adultes

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Examinons l’amour entre deux adultes. Il peut être entre une femme et un homme, hétérosexuel. Il peut être entre deux femmes ou deux hommes, homosexuel.

L’amour est un sentiment humain très fort.

A travers les relations sexuelles, c’est aussi un plaisir très grand, peut-être le plus fort des plaisirs ressentis par l’être humain. Le sexe nous renvoie à la partie la plus animale de nous, humains.

L’amour entre deux adultes est-il compatible avec la maladie mentale ? Certainement que oui.

L’amour demande de l’attention et du temps consacrés à la relation amoureuse et à son amoureuse ou à son amoureux.

La maladie mentale consomme de l’attention et du temps.

En ce sens, nous pouvons essayer, dans le cadre du rétablissement, de consacrer davantage d’ attention et de temps à l’être aimé plutôt qu’à sa maladie psychique.

On peut également aimer une personne souffrant également de troubles psychiques. La compréhension sera peut-être plus grande. La complicité aussi.

Le sexe n’a pas de morale mais dans une relation sexuelle, il faut respecter l’autre. L’amour qui combine le sentiment amoureux et le plaisir très intense de faire l’amour physique est un amour très abouti.

Le sentiment amoureux est confronté à la peur de chacun des amants qui se traduit par la peur de blesser l’autre, d’être blessé par l’autre, par la colère, la haine, la tristesse, la jalousie, l’hypocrisie.

Ce sont les principales émotions qui font souffrir l’humanité. Cette peur est à l’origine de bien des maladies mentales.

Et pourtant, l’amour doit permettre de dépasser cette peur d’aimer, peut-être encore plus présente chez les personnes atteintes de troubles psychiques.

La peur d’aimer est un poison. Cela peut aboutir à une maladie mentale.

L’amour est un formidable moteur pour vivre heureux. Il peut aider à bien se rétablir d’une maladie mentale.

N’oublions jamais que l’amour est joie et plaisir. Alors, pourquoi devrait-on s’en priver si on est atteint de troubles psychiques ?

Témoignage de Rémi, dans le cadre de « L’amour dans tous ses états »

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La parentalité et les maladies psychiques

La Parentalité c’est-à-dire le fait de devenir Parent d’enfant(s) doit être, dans nos sociétés occidentales contemporaines, un acte choisi.

Les moyens de contraception et l’IVG comme solution à des cas médicaux ciblés doivent permettre encore plus facilement de choisir le fait de devenir Parent. Enfin, la légalisation de la PMA ouvre encore plus la possibilité de choisir de devenir Parent.

La Parentalité est un choix et ne doit en aucun cas être subie de nos jours en Occident.

Les maladies psychiques entraînent des difficultés dans la vie d’un individu , des souffrances, des troubles du comportement , et bien d’autres symptômes.

Le fait de devenir Parent est une responsabilité très grande pour tous les individus.

Il faut être en mesure d’élever les enfants à naître.

Aussi, est-il légitime de se poser la question suivante : est-il possible de devenir Parent lorsqu’on est atteint d’une maladie psychique ?

Je pense qu’il n’y a pas une seule réponse à cette question.

Aussi, ai-je décidé de vous parler de mon histoire à moi.

En effet, je suis devenu Père de famille à la quarantaine tout en souffrant de troubles obsessionnels compulsifs internes (Tocs internes ).

1- Comment ai-je choisi de devenir Père de famille tout en souffrant de Tocs internes ?

Je souffrais de Tocs depuis mon adolescence. J’ai vécu dans le rétablissement de mes 18 ans à mes 64 ans, en ignorant ce terme.

Je veux dire que ces Tocs ne m’ont pas empêché de faire des études, de devenir cadre supérieur dans la Fonction Publique d’Etat et de mener une vie sentimentale, affective, amoureuse plutôt riche.

En revanche, ces Tocs ont limité mes choix professionnels et personnels.

J’ai été marié une première fois pendant 10 ans avec une femme, Michèle. Nous n’avons pas eu d’enfant de manière choisie.

Je ne me sentais pas capable à cette époque de devenir Père de famille.

Ma première épouse, Michèle, constatait combien était invalidante ma maladie psychique. Au bout de 10 ans de vie commune nous avons décidé de nous séparer et de divorcer.

J’habitais et travaillais alors à Paris.

Pendant des vacances dans le Languedoc – Roussillon, j’ai connu celle qui allait devenir ma seconde épouse, Josette.
J’ai obtenu l’année suivante ma mutation pour Marseille.

Nous avons cohabité ensemble en concubinage pendant 3 ans.

Josette , très fine, sensible et « psychologue » , avait constaté que derrière l’homme souffrant de Tocs se cachait un individu ayant une très forte personnalité et une richesse intérieure très grande, » toute modestie mise à part ».

Aussi, au bout de 3 ans de vie commune, Josette et moi avons décidé ensemble de devenir Parents.

Nous nous sommes mariés par choix et avons eu 2 enfants, Manon âgée aujourd’hui de 25 ans et Bruno âgé aujourd’hui de 21 ans.

2- L’enfance de Manon et Bruno.

C’est pendant l’enfance de Manon et de Bruno que j’ai réalisé une longue psychanalyse qui m’a permis de bien comprendre mon histoire personnelle.

Peut-être aurait-il fallu que je fasse ce travail sur moi-même avant de devenir Père de famille ?

Il se trouve que je l’ai fait pendant ma vie à Paris mais sans résultat probant.

« Un jour, il faut se jeter à l’eau » comme le dit si bien ce proverbe très populaire.

L’enfance de Manon et Bruno s’est très bien passée. Beaucoup d’amour circulait.

A la différence des relations amoureuses entre 2 adultes, l’amour Parental est inconditionnel si les Parents aiment leurs enfants bien sûrs et leur disent.

L’amour que les jeunes enfants éprouvent à l’égard de leurs Parents est également inconditionnel si les Parents aiment leurs enfants et le leur disent.

Nous vivions en maison avec notre chienne, Miss.

Manon et Bruno aimaient aller à l’école. Ils travaillaient bien. Ils avaient beaucoup d’ami(e)s.

De mon côté, je faisais énormément de progrès dans ma vie psychique.

Josette et moi participions à la vie de l’école à travers les sorties scolaires accompagnées de parents, à travers les activités ludiques de nos 2 enfants : peinture sur soie, escrime, anniversaires, handball…

Tout allait plutôt bien.

J’avais montré que j’étais en capacité d’assumer mon rôle de Père. Mon épouse assurait son rôle de mère merveilleusement bien.

Pour que les enfants aient de solides bases affectives, sentimentales, cognitives, mon épouse a pris 2 congés parentaux de 1 an.

Puis advint l’adolescence de Manon suivie de celle de Bruno.

3- L’adolescence de Manon et Bruno.

Lorsque Manon est devenue adolescente, ma mère est tombée en grande dépendance.

Mon frère habitait à Lille, moi à Gémenos et notre mère vivait à Strasbourg (notre ville de naissance à mon frère et à moi) dans un EPHAD médicalisé.

J’ai été à nouveau en contact avec les symptômes de la névrose familiale.

Ma mère est décédée en 2006 . Des problèmes de succession ont dû être réglés avec mon frère.

Bref, je retombais dans la névrose familiale.

Ensuite, j’ai subi une opération à cœur ouvert pour me remplacer ma valve mitrale par une prothèse biologique. Ma psychanalyse était terminée.

Les Tocs redevenaient à nouveau plus prégnants.

Manon était très agressive envers moi. Elle ne supportait pas la maladie mentale qui revenait un peu.

Bruno a subi du harcèlement moral au Collège sous forme de moqueries. Il a développé une phobie scolaire en début de 3ème au Collège.

Pendant cette période compliquée pour moi et qui me renvoyait à ma propre adolescence, parfois je me contentais de dire et d’écrire à mes enfants combien je les aimais.

Ils me répondaient en me disant ou en m’écrivant qu’il en était de même pour eux.

Finalement, Bruno a tout de même réussi brillamment le brevet des Collèges.

Comme l’histoire, l’économie, l’actualité me passionnent et que j’en parlais souvent au moment des repas à table, Bruno a choisi (c’est lui qui me l’a dit) la section ES (économique et sociale). Il a réussi son bac.

Depuis, il se cherche un peu mais il va bientôt se trouver.

Comme moi, Manon a fait des études de droit.Elle est sur le point de devenir notaire comme mon Grand Père.

Cette adolescence si dure pour mes 2 enfants se termine bien.

Ils deviennent de jeunes adultes plutôt épanouis au jour d’aujourd’hui.

Les difficultés rencontrées au cours de leur adolescence se sont résolues.

Bruno a accompli tout seul un travail sur lui.

Il n’a jamais, voulu se faire suivre et maintenant, depuis peu de temps, il a retrouvé sa joie de vivre d’enfant.

CONCLUSION .

Me concernant, je peux dire que ma maladie mentale ne m’a pas empêché d’être un Père aimant, présent et en harmonie avec mon Epouse sur la façon d’élever nos 2 enfants.

Il n’existe pas de Parents parfaits.

Mon épouse et moi avons fait le mieux possible pour que nos deux enfants s’épanouissent bien et deviennent de jeunes adultes confiants en eux et prêts, à leur tour, à avoir une vie d’adulte heureuse.

Je pense qu’en la matière, à savoir devenir Parent tout en souffrant d’une maladie mentale , est un choix que doit faire le patient concerné.

On ne naît pas Parent ; on le devient lorsqu’on élève ses enfants.

Chaque choix est respectable.

« On n’a pas raté « sa vie si on n’a pas eu d’enfant à l’âge de 50 ans.

Témoignage de Rémi, dans le cadre de « L’amour dans tous ses états »

campagne de financement participatif « L’amour dans tous ses états »

Le GEM-Club Parenthèse lance sa campagne de financement participatif pour « L’amour dans tous ses états », un projet soutenu par la Fondation de France. Il consiste en 5 ateliers qui seront dispensés par des professionnels aux membres du GEM (vidéo, écriture, théâtre, radio, art-thérapie). L’aventure sera filmée pendant plus d’un an pour se terminer par un spectacle. Faites un don au GEM et soutenez du même coup les intermittents du spectacle et le secteur de la Culture.

Pour les dons et pour plus de détails sur ce projet, c’est via le site Helloasso: Financement participatif « L’amour dans tous ses états »

On compte sur vous 🙂 

 

 

L’agenda en ligne est de retour !

A la demande générale vous pouvez consulter de nouveau les activités programmées au GEM dans la rubrique agenda 🙂

Pensez à vous inscrire auprès des animatrices au 06.79.96.34.24 et/ou 06.26.12.01.28 avant de venir car le nombre de places disponibles est limitées.

« Folle avoine » au jardin Levat

RDV fixé au point rencontres à la gare Saint Charles en cette fin de matinée du jeudi 11 juin 2020. Au milieu de ce chassé-croisé de voyageurs, Nora, André, Alain, Claudine, Yves et enfin Coline tous masqué.e.s sont là avec l’intention de pique-niquer au jardin du Levat. C’était la promesse de quitter le tumulte de la ville, l’espace de quelques heures. Très vite nous laissons derrière nous toute cette foule. C’est après une vingtaine de minutes à pieds, que nous sommes arrivé. e.s. au jardin qui se trouve au cœur du quartier la belle de mai dans le 3ème arrdt de Marseille.

Dès l’entrée, l’ancien couvent nous accueille avec la statue d’un saint. L’atmosphère est à une sorte de sérénité trompeuse. En effet, à ma grande surprise, les bruits des voitures font place à celui des rires des enfants, aux chants des oiseaux. Nous passons devant des regroupements de personnes assises à même le sol appréciant l’ombre d’un figuier ou assises sur des chaises colorées à côté d’une fontaine en profitant d’un temps idéal après des mois de confinement.

Jérôme et Hani sont déjà là. Même si pour certains d’entre nous les estomacs crient famine, nous partons d’abord à la recherche de notre parcelle qui se cache tout au fond d’un grand terrain. Des cordes délimitent notre lopin de terre, et là nous nous rendons compte que nous sommes des gens de la ville… Avec l’aide de nos voisins de parcelles (différentes associations), nous apprenons que nous avons de la folle avoine, à foison. Mais aussi Trois plants de tomates, des fraises, des courgettes, des fleurs et bien d’autres plantes dont j’ai déjà oublié les noms et surtout de la mauvaise herbe.

Nous avons discuté comment faire. (Plan de circulation dans la parcelle… culture des plantes dites « sœurs » haricots avec du maïs, etc). Nous avons eu droit aussi à un don de graines de la part de nos voisins.

L’heure du pique-nique a sonné et nous avons posé nos sacs à dos et casquettes sous l’ombre d’un figuier. Après avoir apprécié cette pause. Claudine nous quitta pour des nourritures plus spirituelles, direction la bibliothèque. Hani a donné ses restes de repas à des poules. Coline nous demanda si nous étions d’attaque pour désherber.

Les moins motivé.e.s ont compris déserté.e.s ! Nous repartîmes tous sur la parcelle et c’est sans outils de jardiniers, avec une fourchette ou à mains nues que certains d’entre nous se sont mis à enlever les mauvaises herbes. Nous avons revu Adrien, aux couleurs de l’été, cheveux blonds comme les blés ! J’ai laissé tout ce beau monde pour regagner le centre-ville.

J’ai vraiment apprécié ce moment en pleine nature et vous invite aussi à découvrir le jardin du Levat…

Sabah.

GEMOI(SE)S & PETS : CHAT DES VILLES & CHAT DES CHAMPS

Coucou à toutes & tous,

Moi, je suis Maya, la chatte blanche et brune. Mon maître , Bruno m’a recueilli au chenil Saint Roque de la Valentine à Marseille. Quand j’ai vu arriver Bruno, je me suis précipitée sur lui. J’ai entendu la voix de Miss, recueillie par les parents de Bruno dans ce même chenil 25 ans plutôt, qui me disait : « Avances toi , c’est un bon maître que voilà. Tu auras une vie de rêve dans cette famille Dupré ». J’avais 1 an, et j’ai suivi en toute confiance Bruno. Depuis, je vis une vie de Princesse. Je me promène dans le grand jardin de mon maître et parfois vais un peu plus loin à la rencontre d’autres chats.

bty

Moi , je suis Ulysse. Je suis le chat noir Parisien d’origine. Je suis un chat de ville ; j’ai été recueilli tout petit par Manon qui habite à Paris. Je suis confiné dans un très petit appartement. Aussi, quand je viens en vacances chez ma « cousine Maya », je fais de grandes promenades avec elle. Cela fait 2 mois que je suis confiné avec ma maîtresse à Gémenos. C’est chouette d’être un chat des champs ; Maya a de la chance.

rémi ulysse noel

Ulysse et Maya ont appris à se connaître. Les premières rencontres furent difficiles. Peur, jalousie nous envahissaient lors de nos rencontres brèves d’un week-end, d’une semaine Depuis deux mois, depuis le début du confinement (17 mars 2020), nous nous sommes découverts. Nous nous aimons énormément ; nous jouons ensemble ; nous faisons de grandes ballades tous les deux.

bmd

Je crains le moment du retour à Paris mais je ne veux pas quitter Manon, ma maîtresse que j’aime tant. J’ai entendu Manon dire qu’elle allait peut-être me laisser à Gémenos, car une vie d’appartement me serait maintenant insupportable. C’est vrai, mais je ne veux pas laisser Manon toute seule à Paris. Il est vrai que je l’attends des journées entières quand elle travaille. Pour moi, les journées en appartement sont longues mais les soirées et les week-ends passés avec elle sont tellement délicieux !!!

Manon et moi allons être placés devant un dilemme : Paris ou Gémenos. Je vous le dirai le moment venu …

Rédigé par Rémi